L’infestation qui a démarré début septembre n’a pas encore permis la réouverture de l’accueil de nuit. Si aujourd’hui le problème n’est pas résolu, des solutions devront être trouvées à l’approche de l’hiver

Pas plus grosse qu'un pépin de pomme. La punaise de lit sévit uniquement la nuit. La bestiole mord pour se nourrir du sang de ses victimes. Au petit matin, les sillons de piqûres sont nettement visibles. Et les démangeaisons commencent…

Cet indésirable cimex lectularius dont on constate une nette recrudescence en France a élu domicile à l'accueil de nuit de la rue Lycklama. Si bien qu'après une courte réouverture le 1er septembre, après l'interruption estivale, le CCAS a été contraint de fermer la structure.

Depuis, et malgré « des opérations de désinsectisation régulières et répétées menées par une entreprise extérieure agréée pour éradiquer la propagation », a fait savoir la municipalité, l'infestation semble difficile à éradiquer.

Accueil fermé : 22 lits en moins

« Le CCAS a informé le 115 en charge de l'hébergement d'urgence au niveau départemental de cette fermeture » pour, le cas échéant, réorienter les usagers de l'accueil de nuit cannois vers d'autres structures.

Dans l'attente, l'accueil de jour qui, du coup, est fermé aussi, a été transféré aux douches publiques. « Les usagers y reçoivent tous les jours un petit-déjeuner et des collations froides ainsi que des duvets », précisent les services municipaux.

Les désinsectisations répétées ne sont donc pas encore venues à bout de l'invasion. Planquées dans les draps, les matelas, l'espace bagagerie et même dans les plinthes, les punaises de lit donnent bien du fil à retordre aux services de l'hygiène.

Un véritable fléau dont même l'Agence régionale de la santé PACA ne peut que constater la recrudescence.

Sauf que dans le cas de l'accueil de nuit cannois, la question de l'urgence se pose désormais vis-à-vis des populations en situation précaire qui, à l'approche des nuits d'hiver, a plus que jamais besoin de trouver refuge quelque part.

Si les 17 lits pour hommes et 5 lits pour femmes de la rue Lycklama restent indisponibles, la ville assure qu'une« solution sera proposée quoi qu'il arrive. »

Une inspection des locaux est programmée aujourd'hui. Si les indicateurs sont au vert, l'accueil de nuit pourrait rouvrir dans le courant de la semaine.

nicematin.com

Trouver une société près de chez vous