HAUTE-SAVOIE - Punaises de lit à Ville-la-Grand : l'enfer d'une jeune travailleuse en plein désarroi.

Depuis bientôt un an, Nadia Farfar, Villamagnaine de 32 ans, dort sur son canapé pour éviter d'être piquée par les punaises de lit dont elle ne parvient pas à se débarrasser. Mais ce qui ne passe pas pour la jeune femme, c’est que le bailleur social était au courant de la présence des punaises avant qu'elle n'entre dans les lieux. Elle reproche à ce dernier de ne pas l'avoir alertée.

En traversant la paisible courette menant à la porte du petit immeuble du 3 rue Jean-Jaurès, on est loin d’imaginer la galère que vit depuis des mois la locataire de l’appartement du rez-de-chaussée. Depuis son emménagement en août 2014, une jeune Villamagnaine âgée de 32 ans est confrontée à la présence indésirée de punaises de lit qui lui pourrissent totalement la vie.

« Bienvenue en enfer ! », lance Nadia Farfar, en ouvrant la porte de son appartement de 45 m², « ne faîtes pas attention au désordre mais j’ai dû condamner la chambre à coucher. Je suis obligé de dormir sur mon canapé, dans le salon. Tous les soirs, c’est le même rituel, j’inspecte avec la lampe de mon smartphone les coussins et les couvertures avant de me coucher », explique celle qui connaît aujourd’hui par cœur toutes les marques de crèmes antidémangeaisons.

La jeune femme attendait depuis plus de trois ans une réponse positive à sa demande de logement social quand elle est entrée dans les lieux. Son bonheur n’aura été que de courte durée. « J’en ai même des brûlures et puis je fais des allergies, je n’ai même plus envie de rentrer chez moi le soir après le travail, j’en ai marre.»

« Je ne me sens pas chez moi, je ne dors plus, je suis une cocotte-minute sous pression, je prends du poids. L’autre nuit, je me suis réveillée après m’être fait piquer par une punaise, j’étais à deux doigts de mettre le feu à mon appartement, je suis quelqu’un de très organisé mais là je suis à bout, au bord de la dépression. C’est psychologique, je ne peux plus rester ici », confie Nadia, garde d’enfants à domicile qui a déposé en janvier dernier déjà une demande de relogement auprès du bailleur social. Sa demande reste aujourd'hui sans réponse et plonge lajheune femme dans le plus complet désarroi.

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2015/04/28/punaises-de-lit-l-enfer-d-une-jeune-travailleuse

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